Les technologies au service de la recherche : Zotero expliqué aux doctorants et leurs professeurs


J’ai repris et adapté mon exposé « Zotero et compagnie » devant des étudiants au doctorat et leurs professeurs à l’ÉNAP, en vidéoconférence aux campus de Montréal, Québec et Gatineau, le 7 avril dernier. J’ai eu un grand plaisir d’expliquer des outils de performance personnelle et collective qui appartiennent au monde du logiciel libre et qui facilitent le libre accès à l’information.

Cette technologie spécialisée pour la recherche et le travail intellectuel a été bien accueillie, mais elle exige une mise à niveau technologique de la part des étudiants et des professeurs.

C’est là où mes interventions sont utiles. Car, malgré les forums, les blogues et les wikis, la majorité des gens « n’ont pas le temps » de chercher comment faire. Les participants ont exprimé le besoin d’être accompagnés.

Je leur ai recommandé d’avoir une routine hebdomadaire d’utilisation des technologies pour la recherche. Une heure ou deux, dès le début de leur démarche doctorale, font que les bénéfices s’accumulent et que les personnes deviennent de plus en plus autonomes. C’est à la fin du parcours, au moment où toute l’énergie doit être consacrée à l’interprétation des résultats et à la rédaction de la thèse, que la technologie sera transcendée et mise à profit.

Bien plus, qu’ils deviennent professeurs à leur tour ou gestionnaires, ils seront du même temps que celui de leurs étudiants ou de leurs employés, nés avec le Web.

Je leur ai aussi proposé d’embarquer dans le courant du Web 2.0, le web conversationnel, le web social; de s’ouvrir à la conversation avec d’autres doctorants, d’autres chercheurs, d’autres praticiens experts.

L’usage d’une technologie comme Zotero permet d’y entrer graduellement, d’apprendre plus facilement des technologies spécialisées en recherche avec d’autres utilisateurs ayant un profil semblable à eux.

Le Web 2.0 fait en sorte que l’étudiant au doctorat qui, inéluctablement, ressentira une certaine forme de solitude pourra en sortir plus rapidement. Ce « plus jamais seul » qui donne l’énergie de poursuivre et compléter son périple.

Documents de la conférence (PDF dynamique; Acrobate Reader 8.1 et plus)

Question posée : Comment récupérer les bibliographies en Word ou en Excel?

Répondre à cette question est un défi, car l’équipe de développement de Zotero répond « non, mais » en donnant deux pistes.

Étant donné que la majorité des professeurs ont accumulé de nombreuses listes bibliographiques en traitement de texte ou en chiffrier selon les différents styles exigés par les publications expertisées, récupérer ces bibliographies est une étape importante à réussir afin que ces professeurs qui se disent « techno nul » acceptent de passer à une technologie plus avancée et efficace en investissant de leur temps.

Piste #1 (ma préférée) : utiliser cb2Bib de MolSpaces

Piste #2 : utiliser le site Simple Text Query de CrossRef pour obtenir, le cas échéant, les références DOI particulièrement pour des références en anglais. À partir d’une référence DOI, il est possible de récupérer une référence compatible avec Zotero

Je prépare une carte « Comment j’ai fait! » que je publierai sous peu. Promis.