Transfert contextualisé des connaissances
« Notre modèle explique le transfert contextualisé des connaissances au moyen d’un cas de coordination complexe d’activités de conversion des connaissances et d’actualisation de soi. Cette situation est concomitante à d’autres situations de coordination d’activités. Ce type de transfert des connaissances porte principalement sur des connaissances tacites à l’aide d’un réseau de connaissances. La complexité d’une situation de coordination conditionne le modèle.
Notre modèle reflète aussi un certain nombre de comportements et de pratiques informationnelles des gestionnaires que nous avons étudiés. Il est récursif et orienté vers l’action. » (Mercier, 2007 : 247)
|
| Modèle du transfert contextualisé des connaissances (Mercier, 2007 : 248, format PDF) |
« En résumé, la complexité, évaluée et perçue, d’une situation de coordination conditionne le modèle. Ce modèle rassemble cinq concordances se rapportant à la gestion des connaissances, soit celles des connaissances, du mode, du média et du type de mécanismes de coordination mobilisés, ainsi que des processus de gestion de projet. Du point de vue situationnel, les conditions représentent la configuration organisationnelle.
Le réseau de connaissances est conditionné par la complexité d’une situation de coordination. Les sources de connaissances sont définies à travers le principe de la récursivité des connaissances et celui de prévalence. Les caractéristiques des mécanismes de coordination sont mobilisées à travers le principe de la concordance lié à la complexité d’une situation. Du point de vue situationnel, le réseau de connaissances représente l’ensemble des personnes et des artefacts, de même que leurs connaissances, servant à résoudre un problème dans une configuration organisationnelle donnée.
Le transfert contextualisé des connaissances est un cas complexe de coordination d’activités qui est concomitant à une autre situation de coordination. Il mobilise le réseau de connaissances à la fois durant un cycle de conversion des connaissances, qui focalise sur leur explicitation, et un cycle de l’actualisation de soi, qui focalise sur le développement de la personne. Le transfert contextualisé des connaissances a une finalité duale, soit le partage de connaissances et l’utilisation de connaissances partagées dans des contextes différents. La preuve de ce transfert survient donc après un deuxième cycle de conversion des connaissances (concomitant à un cycle d’actualisation de soi) au moment de réfléchir et de rentrer dans une zone de confort caractérisée par l’internalisation. Durant un transfert contextualisé de connaissances, les gestionnaires fabriquent intensément du sens à la fois pour la situation de coordination et pour la situation de transfert des connaissances. Cette fabrication de sens dans l’action est récursive, réciproque et réflexive. Elle survient dans un espace qui favorise l’échange et l’interaction. Par conséquent, les gestionnaires privilégient les mécanismes de coordination d’ajustement mutuel, car ces mécanismes sont informels et personnels. Ils surviennent principalement au début d’un projet et, continuellement, au moment de la rétroaction et le suivi des résultats. Du point de vue situationnel, la coordination d’activités qui vise le partage et l’utilisation des connaissances représente la résolution du problème. » (Mercier, 2007 : 249)



